Shannon and the Clams – Dreams In the Rat House

Je l’attendais pour cet été mais finalement le voici déjà. Et quelle belle surprise !

Edité par le Label Hardly Art (dont le slogan est Sometimes, we put out new records), label sur lequel nous retrouvons Colleen Green, Shannon and the Clams pourrait avoir des airs de canular. Il y a certes un jeu musical indéniable dans cette manière de se réapproprier ces sonorités Twist, proto-surf.

Mais au delà du jeu, il y a toute une mise en scène, une performance à la fois scénique et sonore.

Anecdotique, peut-être au premier abord, mais cette manière de s’approprier ces sonorités vintage est en vérité une fausse ingénuité car il y a comme un arrière fond rageur derrière les mélodies. Il y a un côté subversif qui se réactualise. Ce n’est pas un hasard si certaines lignes mélodiques propres à ce style musical a été repris dans les années 70 par Suicide et beaucoup de groupes Punk.

Un malaise insidieux s’instaure, comme dans un film de David Lynch…

Shannon and the Clams pousse à l’extrême cette démarche d’ingestion et de régurgitation. Et à ce titre, on touche à ce qu’il y a de plus fondamental dans la culture Pop : rien ne se perd, tout se transforme. Mais avec cette manière excessive qui caractérise la démarche du groupe, c’est une véritable démarche critique qui se met en oeuvre.