JON HOPKINS / Immunity

Si comme moi, vous avez sincèrement détesté RAM de Daft Punk comme on a pu haïr l’erzatz de café durant les joyeux temps de l’amitié Franco-Allemande entre 1940 et 1944, alors vous êtes forcément sensibles à une vraie électro, celle de Jon Hopkins, de Four Tet, de Burial.

Quand je parle d’électro, c’est un raccourci pour dire MUSIQUE électro et non hybridation monstrueuse entre Cool And The Gang et R&B sirupeux contemporain.

Le pitch de Domino Records sur Immunity, le nouvel opus de Jon Hopkins est d’ailleurs sans ambiguïté et n’hésite pas à formuler cette remarque vacharde : « Parmi tous les albums d’électro qu’il vous sera donné d’écouter cette année, il y a fort à parier qu’Immunity restera le plus humain et sensible d’entre eux ».

Humain et sensible. Et respectueux et sincère. Immunity n’est en effet pas formaté pour les radio et tv commerciales comme RAM. Le morceau le plus court dure 4’50, le plus long 11’54. Comment est-il possible de placer une pub pour Carglass ou Leclerc et une débilité d’animateur dans de telles conditions ?

8 titres forment cet album, 8 titres sublimes, un ouvrage magnifique. Çà et la réédition de Rounds de Four Tet, décidément, Domino Records nous gâte.

9 / 10 stars