J’ai écouté 20/20 de Justin Timberlake…

Puisqu’il s’agit de la dernière tendance hype dans le milieu branchouille indé, j’ai écouté, comme ça, par désoeuvrement, le dernier Timberlake.

Et j’ai carrément pas aimé. Je ne peux même pas me prévaloir de ne pas avoir aimé par dandysme. Ni même par snobisme. C’est dire si je suis démuni. Car au fond, j’aurais préféré dire que sans être un chef d’oeuvre, c’est pas plus mauvais qu’autre chose.

J’ai pas aimé. Alors voilà.

Je dois dire pourquoi, peut-être ? Avec 20 ans de moins, j’aurais dit que c’est une grosse daube. Mais, vous savez ce que c’est, avec l’âge, l’éloignement. Au fond les temps sont à la négociation, à la diplomatie.

C’est de la variété comme on en entend à longueur de journée sur les stations et télé commerciales, une abominable soupe réchauffée à base de bons sentiments, de pathos et réflexions soap-opéra sur le sens de la vie. Et en plus, c’est du R&B dégoulinant et propret, ça me gonfle.

Cela se veut sans doute intelligent. C’est ce que voudrait laisser paraître la com qui soutient la sortie de cet album. C’est juste de l’ersatz d’indé BoBo indolore, incolore et sans saveur. C’est prétentieux et vain.

Et ce qui est funny, c’est que comme la maison de disque contrôle tout et en particulier la communication, je peux même pas vous donner à entendre un extrait. Ou alors, il faudrait, aimable lecteur, que je t’envoie vers les liens officiels. Mais, de cela non plus, je n’ai pas envie. J’ai un côté bougon aussi. C’est drôle, non ?

Je suis mort de rire.

Oh et puis, difficile d’échapper à la promo sur toutes les télés et radio appartenant de près ou de loin au même groupe que la major qui édite cet album…

Deux chansons qui me viennent à l’esprit : EMI des Sex Pistols mais surtout, Paint a Vulgar Picture des Smiths. La démo, même !

Je vais donc plutôt proposer cette chanson à entendre. Et à méditer.

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