Black Rebel Motorcycle Club / Specter at the Feast

[dropcap]Le syndrome [/dropcap]de l’album de trop semble affecter ces derniers temps certains groupes qui ont débuté leur carrière fin années 90, début 2000. Quand on commence à vieillir, quand on commence à se sentir débordé par la jeunesse qui pousse derrière afin d’avoir juste quelques instants de notoriété, il y a une seule alternative.

Soit on lâche l’affaire et l’on se retire de la scène comme un vieux lion blessé tout en gardant sa fierté, soit on s’accroche désespérément aux rideaux au risque de passer pour un vieillard cacochyme. Et je ne dis pas cacochyme uniquement pour le plaisir de dire un mot bizarre, cherchez dans le dictionnaire, un livre quoi.

Donc voici le dernier album de Black Rebel Motorcycle Club, Specter at the Feast

Bon, comme pour les Strokes, je n’ai jamais été vraiment enthousiasmé par Black Rebel Motorcycle Club. Même problème de défiance vis à vis d’un groupe qui a plus misé sur la forme que sur le fond. Et il faut reconnaître que sur la forme, ils y ont mis le paquet. Les fringues, les tronches, les arrangements lourdingues. BRMC, c’est Sons Of Anarchy, on est des rebelles mais on fait gaffe à pas trop se salir, les fringues, c’est de la marque bordel !

Ah ! La vertu des études de marché qui permettent de s’assurer une carrière pépère auprès d’un public qui, le temps d’un CD ou d’un concert, flirte avec le frisson d’une vie de routard. On the Road Again, ouais mais pas trop loin quand même (je bosse demain, j’ai cours à 8h00, faut que j’aille faire les courses pour l’apéro ce soir et caetera, et caetera…).

[quote]- Bon Dieu de bois, Oncle Pony, encore une grosse daube ?
– Ben ouais…[/quote]

Et s’il y a bien un truc qui me gonfle, et c’était la même chose avec les Strokes, ce sont les commentaires crétins qui accompagnent ce titre Souncloud, qui commence lourdingue et se poursuit en mauvais U2. Je suis à la limite du pléonasme et cela n’engage que moi !

3.7 / 10 stars